Participants et participantes

Qui sont ces personnes courageuses qui s’investissent dans une démarche d’alphabétisation à l’âge adulte?

Des gens et des lettres (photos et témoignages)

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« Comme société, il faut travailler ensemble, être solidaires entre nous. Il faut chercher des méthodes pour améliorer notre sort. » Claude

« Avant je déchirais mes feuilles. Le groupe m’encourage. Je veux m’en sortir de mon blocage. Je veux apprendre des nouvelles choses. » Mario

« Quand je suis arrivée ici, je ne savais pas lire, ni écrire, ni faire mon budget. Maintenant, je sais faire ça. J’ai appris à contrôler mes émotions. J’ai appris à me présenter devant un groupe. » Francine

« Je garde espoir parce que, première des choses, depuis que je vais à l’école [L’Atelier des lettres], j’ai progressé sur le plan de la lecture et de l’écriture. Je trouve ça formidable… Je veux une bonne base pour pouvoir fonctionner dans la vie, pour bâtir des choses. Je vais être honnête, je ne veux pas la perfection. Je veux la base pour me débrouiller tout seul. Je ne veux pas m’asseoir sur une chaise berçante à 60 ans et me dire que je n’ai rien fait de bon dans la vie. » Yannick

« Prendre un livre, lire un poème, c’est quelque chose que je n’aurais jamais fait seul avant. » Jocelyn

« Je remercie Martine, Noémie et Guy, pour que nous, les analphabètes on paraisse dans la société, ça prend beaucoup d’efforts. » Maude

« Y a une grande partie de la population qui est illettrée, des gens qui sont gênés, qui ont honte, qui restent chez eux et qui viendront pas si on va pas les chercher. » Stéphane P.

« Ma fierté d’être là, c’est que maintenant, j’ai réussi à faire quelque chose que je ne pouvais pas faire avant, c’est de sortir et de remplir mes formulaires toute seule. Mon formulaire de passeport, je l’ai rempli seule. La femme m’a dit qu’il ne manquait que ma signature. Je me suis assise dans la salle, j’ai pleuré parce que j’ai réussi. » Isabel

« J’ai appris que je ne tapais pas si vite que ça, j’ai eu envie de prendre des cours de dactylographie, ça m’a montré que je pouvais aimer ça. Ça m’a appris la différence entre la vraie vie et un projet, j’ai l’air ben fine avec mes amis, mais quand je dois parler devant des gens, je dois être préparée pour pas être tout croche. » Cybelle

« Je me sens utile dans le groupe. Ça m’encourage. Je m’en fous des 50 ans, je vais y arriver! » Bernadette

« J’ai lâché l’école parce que je n’aimais pas ça l’école, je ne me sentais pas bien dans cette école-là où j’allais. J’ai dit à mes nièces et mes neveux que c’est important l’école, si tu veux te trouver un travail plus tard, si tu veux faire quelque chose. » Stéphane G.

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